Archives pour la catégorie au vert

sans paroles

Aujourd’hui, il fait beau, le soleil gris brille sur le fond noir du ciel découpé par un arc-en-ciel au couleur indéfinies.

Je ne suis pas encore sorti ; j’ai oublié où se trouve la porte et on a oublié de mettre des poignets sur les fenêtres blindées. Tout est désert autour de moi.

J’aimerais être embêté par une mouche mais l’on a prévu aucune capsule d’oxygène pour elle. Il n’y a plus d’animaux, plus de plantes et je ne les connais que par des livres ou des films qui datent de plusieurs siècles.

Nos corps se meuvent sous du plastique et je ne connaitrais jamais la douceur de la soie ou la chaleur de la laine.

J’entends des pas dans le couloir, est-ce ma pensée qui me joue des tours ou est-ce que l’on vient me tenir compagnie ? La porte s’ouvre, un homme entre, j’aperçois sa silhouette et l’image s’éteint.

Je suis sur le point de devenir fou…

L’intelligence des hommes m’a tué et je n’aurais jamais voulu naître ; nous avons oublié de vivre avec ceux qui nous entourent, nous avons oublié de les aimer.

DM

le haricot et le petit pois

Il était une fois, dans un potager, un haricot et un petit pois qui s’étaient liés d’amitiés durant la saison morte.

Ils savaient pertinemment que le printemps venu, ils seraient séparés mais rien ne les arrêta.

Ils savaient qu’une fois les potagers partis, ils pourraient se retrouver pour s’aimer chaque jour un peu plus.

Grâce à la pluie, le soleil, le vent et le froid, ils ont pu s’épanouir.

Le premier épanouissement fût d’ailleurs un petit hapoiricot.

rencontre banale en forêt

je me promenais un jour d’automne dans les bois près de chez moi quelque part dans le sud, j’avais l’habitude de cette ballade mi-nocturne, mi-diurne, j’étais dans un jour un peu sombre malgré le radieux soleil qui caressait mon visage et j’ai trébuché sur une branche, je pensais que c’était une branche mais c’était une racine. j’étais un peu perdu dans mes pensées mais il m’a bien semblé entendre « aïe », je me suis retourné, j’ai scruté aux alentours cherchant une ombre mais rien, je me suis dit que je rêvais éveillé et que je devrais dormir d’avantage, j’ai baissé la tête et je l’ai entendu parler. oui, oui, je vous assure, c’était bien lui qui avait dit « aïe ». attendez un peu avant de partir, je sais bien que je peux passer pour un fou et j’assume mais pourtant, je ne rêvais pas, il m’a rassuré en me disant qu’il parlait souvent aux passants mais que peu de personnes l’écoutaient ou l’entendaient peut-être à part les enfants, il m’a dit que, comme lui, je faisais partie de l’essence du monde, de la création. j’étais assez dubitatif mais j’ai accepté de l’écouter et ce n’était pas la première fois qu’il essayait de m’interpeller mais au fait, vous avez bien compris qui est « il » ? je la replacerais celle-là si j’en ai l’occasion.

Cet arbre aujourd’hui, je ne l’ai pas oublié, il m’a appris que nous ne sommes que peu de choses, nous dépendons les uns des autres enfin pas vraiment. je me rappelle qu’il m’a dit : « petit homme, je n’ai pas besoin de toi pour vivre, uniquement pour survivre car toi seul à ma destinée entre tes mains mais toi, tu ne peux vivre sans moi, je suis ton essence de vie ». je l’ai contemplé  et, du haut de sa sagesse, je continue à regarder le monde s’éteindre. je ne lui ai pas donné de nom, il n’en a pas besoin, je le reconnais partout ou je passe, je sens sa présence. prenez le temps de parler à dame nature, elle vous écoutera d’une oreille attentive.

D….

Les élèves de CM2, classe d... |
Ingeniero en Agricultura |
SBS Life |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Yvon Delvoye
| APHRODITE ET LES SOIREES SE...
| Ils ont fait la Révolution !